Handicap invisible : quand ce qui ne se voit pas change tout

Table des matières

Une personne arrive à l’heure.

Elle travaille.

Elle participe aux réunions.

Elle échange avec ses collègues.

Elle sourit.

Et pourtant, sa journée peut lui demander une énergie considérable.

C’est toute la difficulté du handicap invisible : ce qui ne se voit pas n’en est pas moins réel.

Les handicaps invisibles peuvent notamment être liés à certaines maladies chroniques, troubles cognitifs, troubles psychiques, troubles sensoriels ou autres situations qui ne sont pas immédiatement perceptibles.

Selon Mon Parcours Handicap, 80 % des handicaps déclarés sont invisibles. Cette invisibilité peut favoriser l’incompréhension, les préjugés et parfois la discrimination, notamment dans le monde professionnel.  

« Pourtant, ça ne se voit pas… »

Cette phrase résume une difficulté encore très présente.

Parce que nous avons tendance à associer le handicap à ce que nous pouvons observer.

Or, l’absence de signe visible ne signifie pas l’absence de besoin.

Une personne peut avoir besoin de réduire les sollicitations sonores.

Une autre peut avoir besoin d’aménager son organisation.

Une autre encore peut avoir besoin de temps supplémentaire, d’un environnement plus calme ou d’une communication différente.

Le rôle du collectif

L’enjeu n’est pas de demander aux collègues de devenir experts du handicap.

Il est de leur donner suffisamment de repères pour comprendre, éviter les jugements trop rapides et savoir vers qui se tourner.

Et surtout, de rappeler une chose essentielle :

adapter une situation de travail n’est pas accorder un privilège.

C’est permettre à une personne de pouvoir exercer ses compétences dans des conditions adaptées.

L’inclusion commence parfois par une question très simple :

« De quoi avez-vous besoin pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions ? »

Explorer d'autres thématiques